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Historique - Gilbert Landray


 Les Poux du Ciel version Landray à
Pont-sur-Yonne






 Gilbert Landray

 Gilbert Landray est né le jour du traité de Versailles en Juin 1919. Dès son enfance, il sera passionné par les choses de l’air. Il vivra l’époque fabuleuse de l’entre-deux guerres, il se souviendra très bien de l’arrivée de Lindberg au Bourget, en 1927.
 Il reprendra le métier de mécanicien et travaillera dans un chantier de construction navale fluvial près de la maison familiale à Crosne dans la région parisienne. Il résidera dans ce domicile de sa naissance jusqu’à l’âge de 81 ans lorsqu’il se rapprochera de son fils à Bordeaux (excepté la période 1939-45) .
  En 1936, un petit aérodrome s’installe à deux pas de chez lui. Ce sera la création de l’aéro-club de Villeneuve St Georges. Ce sera pour lui une révélation. Il commence ses premiers pas dans l’aviation en fabriquant des modèles réduits et, fera ses premières leçons de pilotage sur Potez 60. Le mouvement Pou du Ciel bat son plein et il est aux premières loges ; rien que le petit terrain de Crosne en héberge 3 ou 4, plus ceux qui y feront un bref passage. De plus, il est à deux pas d’Orly où Henri Mignet en faisant beaucoup de démonstrations devient célèbre. Gilbert Landray assistera à la mise en place de l’aérodrome de Meaux où, H. Mignet fonde sa société d’aviation dont, André Stark sera le pilote de présentation. A la même époque, Gilbert Landray s’essaiera tout seul sur un HM 14 des frères Lambert.
 La guerre le surprend à l’âge de 20 ans, il est sérieusement blessé dans la région d’Abbeville en Juin 1940, et évacué dans le sud de la France, reste toujours mobilisé après l’armistice en zone sud ; il n’est pas loin du site prestigieux de la Montagne Noire et en profite pour y expérimenter des planeurs de modèle réduit de sa conception et pratique aussi le vol à voile en grandeur nature quand l’occasion se présente. La France coupée en deux, il ne peut pas passer ses permissions à Crosne chez ses parents, alors, il va à Alger où résident son oncle et sa tante. Au cours d’une permission a lieu le débarquement américain en Afrique du Nord le 11 Novembre 1942 et du coup il est incorporé dans l’armée de la France Libre et ne retrouvera Crosne et ses parents qu’en 1945.
 Il rencontrera sa future épouse Colette à Tunis. Ils se marieront en 1946 et auront deux enfants, Etienne Claude et Isabelle dont l’un deviendra chef mécanicien dans la marine marchande et l’autre professeur de dessin. En 1947, il fonde à Crosne, secondé par son épouse, une petite entreprise de mécanique générale d’usinage où il fabriquera en plus des moteurs de modèles réduits « sirocco ».
 Du fait de sa proximité immédiate d’Orly qui devient le premier aéroport de Paris, le terrain de Crosne ferme en 1950. Laissant de côté l’aviation, il se découvre une nouvelle passion : le cinéma d’amateur. Il fabrique ses projecteurs et avec un ami ils inventent un format à eux plus économique à base de 16 mm qu’ils refendent avec une caméra 16 transformée par ses soins : en filmant à plat ils obtiennent un écran panoramique. Il sonorise ses films à l’aide d’un magnétophone synchronisé qu’il construit. Pour en arriver à ces résultats, il y aura beaucoup d’essais et de transformations, un travail colossal qui durera une dizaine d’années.
 Malgré tout l’aviation et le Pou du Ciel le chatouillent toujours. En 1959, un certain Emilien Croses va faire une démonstration sur l’aérodrome de Mantes Cherence. L’évènement est annoncé dans le journal « les Ailes ». Gilbert Landray et R. Gauthier décident d’y aller et feront la connaissance d’Yves Millien. A la même époque H. Mignet diffuse la liasse des HM360 et HM 380. Gilbert Landray l’achète à tout hasard et décide de se mettre à la construction du HM 380 avec R. Gauthier. Quelques temps plus tard, ayant sympathisé avec E. Croses, celui-ci lui propose de terminer la construction de son proto bi triplace EC3.
 Gilbert Landray et R. Gauthier mènent à terme la construction. Ce sera le « Gau et Lan » qui volera de 1962 à 1976, date de la mise en vol du GL1. On connaît la fin tragique de GAUTHIER avec cet appareil qu’il avait remis en vol en 1987. Durant la construction de cet appareil, Gilbert Landray termine son brevet de pilote commencé en 1938 (2eme degré) et participe intensément à la vie de l’aéroclub de Pont sur Yonne, en réparant le bois cassé des Jodels et autres avions et planeurs en bois. Ses deux enfants passent leur brevet de pilote avion et planeur, dès l’âge de 18 ans. Il remettra en vol plusieurs avions aidé par son fils, dont un fameux Druine Turbi. De plus, il aidera beaucoup d’amateurs grâce à ses compétences et à son atelier, même s’ils ne pratiquent pas la formule Mignet. Il essaie le magnifique HM 360 du colonel Willefer qu’il rachètera par la suite avec Y. Millien. En 15 ans, il construira 8 prototypes Pou du Ciel (voir site internet Pouguide).
 Emilien Croses, Louis Cosandey, et son grand ami Maurice Guerpont par leur savoir et leurs connaissances l’aideront énormément à accomplir son œuvre. Il sera le premier à faire voler un ULM Pou du Ciel de construction amateur (Visa Pou 1983 ). Il sera avant tout un constructeur amateur et la formule Mignet sera son terrain de prédilection mais il ne négligera pas l’aviation dite classique et saura aussi reconnaître malgré ses qualités les défauts du Pou du Ciel. Aucun plan ne sera diffusé. Par contre à sa grande joie quelques uns construiront des Pou du Ciel de son inspiration et sur ses conseils et il fera voler beaucoup de gens qui voudront découvrir la formule. Environ 3000 heures de vol ont été effectuées ,à ce jour, sur ses appareils, la plus grosse partie par lui-même et son fils Etienne Claude.
 Il sera le président fondateur de la section des constructeurs amateurs RSA de Pont sur Yonne.
 En 1992, il recevra le diplôme « Georges Béraud » de la part du RSA. Il lui sera remis par son ami Louis Carriou, alors président du groupement.
En familleLes Poux à Pont-sur-Yonne
 La cécité de son épouse l’obligera à restreindre ses activités aéronautiques mais, néanmoins, il continuera jusqu’à l’âge de 80 ans où au cours d’une mauvaise manipulation, un incendie détruira son atelier et son dernier avion, en cours de modification. Il sort du brasier miraculeusement .Sur le coup, il accusera simplement le choc mais, dans les mois qui suivent, il deviendra dépressif. En outre, l’état de santé de sa femme n’arrange rien. Après un séjour hospitalier de plus d’un mois, ils quitteront Crosne pour Bordeaux, près de leur fils, dans une résidence pour personnes âgées. Colette y vivra 2 années et Gilbert disparaîtra à 85 ans passés le 23 Août 2004.



 LM01 GALOPIN BIS

 Le LM01 est un ULM biplace de formule Mignet de construction amateur prototype créé, construit et essayé par Etienne LANDRAY et Claude MASSE.
 Il a volé la première fois en juin 2005 et totalise 150h de vol à ce jour, certaines mises au point ont été nécessaires, actuellement ce pou est parfaitement réglé et vole très bien. Par temps calme on peut lâcher les commandes plus d’une minute et l’ulm garde sa route !
 Cet avion reste dans la lignée des avions Gilbert Landray (voir site web pouguide) porte le nom de « galopin bis » car il est fortement inspiré du GL7 baptisé Galopin par Maurice Guerpont concepteur et constructeur des ulms Biplum et Autoplum, grand ami de mon père.

 La construction :

 Le fuselage est en treillis de tubes soudés à l’autogène. On accède dans la cabine de 1m10 de large par 2 portes latérales en tube carré recouvertes de macrolon sur toute leur surface ; la partie avant supérieure est en bois et la partie arrière en lattes de bois entoilé, ces deux derniers éléments en bois et contre plaqué sont démontables de la partie en tubes par des vis.
 Le train d’atterrissage tricycle est composé de 2 lames de dural boulonnées sur le treillis soudé pour le principal, le train avant fonctionne sur le principe de 2 tubes télescopiques, un système de ressorts et de sandows montés en rappel assure la suspension, la roue avant est directrice aux pieds avec biellettes rotules et compas.
Les ailes sont en bois et toile, le profil choisi est le naca 23112.

 Commandes de vol :

 pilotage 2 axes, pur formule Mignet (à mon avis si l’on désire piloter en 3 axes il vaut mieux choisir une autre formule, les ULM dignes de ce nom sont tout aussi surs que le pou du ciel, l’intérêt de ce dernier étant justement le pilotage 2 axes !)
 L’aile avant est commandée rigidement par un manche central qui en latéral agit sur le gouvernail de direction, un trim électrique de profondeur est monté sur le bord de fuite.
2 volets actionnés séparément vers le haut sont montés dans le profil de l’aile arrière
Les palonniers actionnent la roue avant ne servent qu’au roulage.
Le moteur est un "Jabiru 2200 80 cv", l’hélice est en bois, bipale diamètre 1m50 et1m de pas.
La capacité du réservoir est de 55 litres.

 Caractéristiques :

Envergure aile avant :

7,2 m et 1,2 m de corde

Envergure aile arrière :

6,6 m et 1,2 m de corde

Entre plan Vertical :

0,75 m

entre plan horizontal :

0,5 m

Poids à vide :

260 kg

Poids Maxi :

450 kg


 Performances à 450 KG: :

Vitesse max 180 km/h plein gaz 3200tr durant 1 minute, je n’ai jamais osé aller plus loin pour le moteur , et le gain de vitesse serait négligeable

Croisière à 3000 tr/min 175 km/h 2900 tr/min 170 km/h

Décrochage aux alentour de 55km/h (décrochage pou c’est à dire un petit salut ) il est à noter qu’à cette vitesse l’appareil reste manœuvrable en lacet sans crainte de mise en vrille.

Approche 70 km/h

Autonomie à 150 km/h 3h20+0h30 de sécurité

 En ce qui concerne l’aile avant nous avons volé pendant les 60 premières heures avec une aile démontable par le milieu de 7,2m corde 1,3m,l’avion ne décrochait pratiquement pas et avait sensiblement les mêmes performances.
 Nous avons reconstruit une deuxième aile pour les raisons suivantes : en un seul morceau, donc moins de bois pour le niveau de la fixation et des ferrures en moins, une corde légèrement plus petite, donc gain de poids d’un côté ce qui a compensé l’augmentation des semelles de longeron de 2 mm et un bord de fuite plus solide qui supporte mieux les contraintes de l’entoilage, l’avion pouvant atteindre sans trop de problème la vne fixée à 180 km/h, une aile avant plus solide est un atout de plus, un peu moins de surface le rend plus confortable par temps agité.
 De plus l’entre plan horizontal ayant été augmenté de 5 cm la stabilité longitudinale qui était déjà correcte à été augmentée sans pour autant que virage par effet secondaire du pou du ciel soit affecté.
 Le LM01 , reste un avion d’amateur , proto et probablement sera le seul exemplaire , il a été construit pour un usage personnel , tout à été fabriqué à partir de dessins et croquis succincts , il n’est pas question de plans et de fabrication en kit , si au cas où des amateurs seraient intéressés tout ce que nous pouvons faire , c’est de les encourager à venir le voir sur l’aérodrome de Libourne prendre des mesures et des photos et recréer quelque chose d’approchant , ce qui est tout à fait possible



 Etienne LANDRAY - Novembre 2007


 Catégorie : Historique
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Réaction n°3 

par Coutrot le 22/05/2008 @ 07:38

Moi aussi, je garde un souvenir merveilleux de Gilbert, de sa simplicité, de son hospitalité dans la datcha de Pont-sur-Yonne. Il m'a donné beaucoup de bons conseils pour la construction de mon premier Pou en 1984. Millien aussi. Gilbert avait le génie de trouver des solutions simples et efficaces. Il m'a confié le manche de son Visa Pou et je l'ai trouvé très agréable à piloter sauf qu'il avait oublié de recharger la batterie ; résultat : une petite vache pas méchante. Dans la conception de mon deuxième Pou qui est en cours de mise au point,  j'ai cherché à retrouver les sensations du Visa Pou. Merci aussi à Etienne qui m'a récemment fait voler en bi-place pour vérifier si je savais encore piloter après 20 ans d'abstinence !


Réaction n°2 

par papapou le 17/10/2007 @ 09:44

tu a raison jean- marie Gilbert avait un coeur gros comme çà (il nous manquent)je me souviens d'un séjour à PSY avec Dominique Maitre il procédait à des finitions sur le Galopin F-PZPZ et il me dit viens faire un tours et me met en place gauche et nous voila en l'air appareil agréable  au pilotage puis retour au terrain au sol on ne coupe pas le moteur et il m'invite à faire un tour à dominique çà c'était Gilbert .Merci Gilbert que de souvenirs depuis le camp de toile à Marennes en 1962 avec le saint Patron et tout ses apôtres (la liste est longue) papapou


Réaction n°1 

par vtajmb le 15/10/2007 @ 10:22

Que de grands hommes dans la pouduciellerie !
Outre Henri Mignet, des gens comme Cosandey, Emilien Croses, Yves Millien, serviront l'aviation pour tous au lieu de s'en servir ! Gilbert Landray y a une place de choix. Il avait une étonnante propension à ne construire qu'avec des solutions bon marché. Ses talents de mécanicien lui ont permis de faire des prodiges avec trois fois rien.

Tous les avions de Gilbert Landray sont étonnants. Pour ma part, je retiens :
- l'Amipou et sa  faible masse à vide (alors que, comme moi, Landray père et fils n'étaitent pas conçus sur un modèle light !).
- le Pouss Pou, un des rares (le seul ?) pou du ciel à moteur propulsif. C'était un moteur de GS Citroën.
- le GL1, qui est son interprétation personnel du Criquet de Croses... Quelle élagance, quelle efficience !

Merci Gilbert Landray. Etienne Claude a hérité du père sa gentillesse et sa convivialité !